as dire qu’elles le sont. Apparemment, ; les femmes s’expriment est vu comme Ytrop fort, trop agressif repoussant et Icomme une opposition aux hommes. » Iles e-feministes |On se bat contre les inégalités, (certes, mais aussi, et de plus en dus, pour les libertés individuelles, ûi Maroc, comme partout dans le Imonde, les revendications sont (toujours les mêmes, mais (auxquelles s’ajoute la question du (corps et de la sexualité. Les (nouvelles et jeunes féministes, (apparues lors du printemps arabes 42 . •Mars 2019 et issues de tous les milieux sociaux, n’hésitent plus à en parler librement. Et comme elles utilisent la toile et les réseaux sociaux, elles arrivent à toucher un public de plus en plus large. Et que réclament-elles, défiant des siècles d’interdits et de tabous ? La dépénalisation des relations sexuelles en dehors du mariage, le droit aux femmes de disposer librement de leurs corps, voire la liberté de conscience et le droit à l’avortement. Ni plus ni moins. Parmi ces nouvelles figures, on peut citer Fedwa Misk, la fondatrice du webzine féministe Qandisha, ou encore Ibtissam Betty Lachkar, co-fondatrice du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (MALI). LES NOUVELLES ARMES Désormais, les combats féminins se jouent sur les réseaux sociaux, dont celui de pouvoir se réapproprier l’espace public en toute liberté et sécurité. Comme par exemple, le hashtag #Masaktach (je ne me tais pas), pour faire écho à des témoignages de femmes victimes de harcèlement. Dans le même registre, un groupe de femmes va imaginer une chorégraphie : elles vont défiler dans la rue, la tête haute, devant le Parlement : #ZankaDialna (la rue est à nous). Avec Zainab Fasiki, une autre arme va être mise à contribution pour la libération des femmes : la bande dessinée. Pour démystifier tous les tabous liés au corps féminin, elle dessine sans vergogne des femmes nues. Sur sa plateforme « Hshouma », elle aborde librement l’homosexualité, les rapports sexuels hors mariage ou encore la violence envers les femmes. Zainab Fasiki est aussi l’instigatrice de la BD « WOMEN POWER Collective » qui comprend les dessins de 20 dessinatrices marocaines ayant participé à la résidence du pouvoir des femmes à Casablanca. C’est certain, les nouvelles féministes n’ont pas dit leur dernier mot. ■ Mars 2019- .43" />

#8 mars : les nouvelles icônes du féminisme

GRAZ IA MAGAZINE IA»| y" Le monde change, les féministes aussi. Mais qui sont ces nouvelles combattantes des droits des femmes qui règne sur la planète MLF? Par KELTOUM GHAZALI V «1 \ r aries pas claires », « Ni putes ni soumises », « Dames à barbes », « Masaktach »... il est loin le temps des suffragettes du XIXe siècle et des…